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En 1859, Mme Malgontier, née Robichon, faisait don à la ville d'un ensemole de terrains et bâtiments prenant accès sur le quai du Rhône. La condition impérative à cette opération était l'affectation du domaine à la création et au fonctionnement à perpétuité d'un hôpital destiné aux malades givordins, et desservi par la communauté des filles de la Charité de SaintVincent-de-Paul, autorisation également donnée de loger jusqu'à vingt orphelines. En 1912, les successeurs de Mme Malgontier autorisaient la ville de Givors à disposer de l'ensemble comme bon lui semblait. En effet, à cette époque, l'hôpital de Montgelas était en voie d'ouverture et celui du quai ne correspondait plus aux besoins accrus d'une population toujours croissante.

Pourtant en 1896 la congrégation des Soeurs de Saint-Vincent-de-Paul avait racheté l'ancienne verrerie (voir l’article « Les Verreries à Givors ») qui avait cessé toute activité en 1888, pour pouvoir agrandir l'ensemble existant par la création d'ateliers de lingerie et de corseterie, devant donner du travail aux plus âgées des orphelines mais aussi à des jeunes filles de l' extérieur. Les transformations tendaient également à permettre une amélioration du service des personnes âgées ainsi qu'un hébergement convenable pour les religieuses, sans omettre la possibilité pour diverses activités paroissiales de s'y exercer. L'extension put continuer grâce au don fait en 1927 par Mme Souchon, née Neuvesel, du tènement acquis par elle sur le quai en 1913. Vers 1947, l'orphelinat fut supprimé et, à partir de 1957, commençait une nouvelle période pour la maison qui peu à peu se modernisait.

En 1971, la congrégation des Filles de la Charité demandait que soit constituée une association à laquelle seraient remis les bâtiments, à charge de les exploiter aux fins pour lesquelles ils avaient été édifiés et transformés.

Cette association prenait pour nom Association maison de retraite Saint Vincent.

Article tiré de « Givors : Dictionnaire des rues et sites locaux »