les Givordins

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lundi 12 septembre 2016

Givors inondée en 1955

Un film en noir et blanc de 15 minutes sur les inondations à Givors en 1955 :

Cliquez sur le lien dans la colonne de droite du blog

mardi 19 avril 2016

Maison de retraite Saint Vincent

saintvincent.jpg

En 1859, Mme Malgontier, née Robichon, faisait don à la ville d'un ensemole de terrains et bâtiments prenant accès sur le quai du Rhône. La condition impérative à cette opération était l'affectation du domaine à la création et au fonctionnement à perpétuité d'un hôpital destiné aux malades givordins, et desservi par la communauté des filles de la Charité de SaintVincent-de-Paul, autorisation également donnée de loger jusqu'à vingt orphelines. En 1912, les successeurs de Mme Malgontier autorisaient la ville de Givors à disposer de l'ensemble comme bon lui semblait. En effet, à cette époque, l'hôpital de Montgelas était en voie d'ouverture et celui du quai ne correspondait plus aux besoins accrus d'une population toujours croissante.

Pourtant en 1896 la congrégation des Soeurs de Saint-Vincent-de-Paul avait racheté l'ancienne verrerie (voir l’article « Les Verreries à Givors ») qui avait cessé toute activité en 1888, pour pouvoir agrandir l'ensemble existant par la création d'ateliers de lingerie et de corseterie, devant donner du travail aux plus âgées des orphelines mais aussi à des jeunes filles de l' extérieur. Les transformations tendaient également à permettre une amélioration du service des personnes âgées ainsi qu'un hébergement convenable pour les religieuses, sans omettre la possibilité pour diverses activités paroissiales de s'y exercer. L'extension put continuer grâce au don fait en 1927 par Mme Souchon, née Neuvesel, du tènement acquis par elle sur le quai en 1913. Vers 1947, l'orphelinat fut supprimé et, à partir de 1957, commençait une nouvelle période pour la maison qui peu à peu se modernisait.

En 1971, la congrégation des Filles de la Charité demandait que soit constituée une association à laquelle seraient remis les bâtiments, à charge de les exploiter aux fins pour lesquelles ils avaient été édifiés et transformés.

Cette association prenait pour nom Association maison de retraite Saint Vincent.

Article tiré de « Givors : Dictionnaire des rues et sites locaux »

dimanche 10 avril 2016

Les verreries à Givors

(Voir en fin d'article le plan de Givors en 1734)

Il y a très longtemps, dans le royaume de France, les verriers exerçaient leur art dans les forêts, là où ils trouvaient le bois pour fondre le verre, et aussi le sable. Mais, déjà à cette époque, l’écologie qui ne portait pas encore son nom, prenait de l’importance. La surexploitation des forêts par les verriers amena les autorités à prendre des édits sévères pour leur protection. La seule solution de remplacement, à la place du charbon de bois, fut le « charbon de pierre ». Soit le charbon extrait dans les mines…

« Givors doit à ces circonstances, et à son heureuse situation, l’établissement de sa première verrerie. » (Etienne Abeille – Histoire de Givors – 1912 – page 161)

M. Michel Robichon, maître-verrier en 1729 à Miélin en Franche-Comté connut les charbons de Rive de Gier, près de Lyon au bord du Rhône et s’y installa en 1749. Un arrêté royal du 10 mai 1749 l’autorisa donc à construire une verrerie à Givors avec Joseph Esnard.

Ainsi « l’établissement Esnard, Robichon père et fils et Cie fut la première verrerie de Givors !"

Une immigration ouvrière se développa, car de nombreux ouvriers verriers provenant de Franche-Comté vinrent à Givors. Parmi lesquels il y avait la famille Neuvesel. 200 ouvriers travaillaient dans cette verrerie qui produisait 500 000 bouteilles par an et consommait 150 bennes de charbon par jour. À partir de 1755 elle produisit également des vitres. Cette verrerie fut installée en bordure de la rue actuelle de l’Égalité.

Après la mort de Robichon père, il y eut bataille entre un des Robichon fils et Esnard pour la propriété de la verrerie (c’était un arrêté royal qui autorisait l’exploitation de la verrerie) Les Robichon eurent gain de cause et restèrent propriétaires. Du coup, dès 1768, Esnard et sa femme créèrent un nouvel établissement à Pierre Bénite.

Le métier de verriers était un noble métier, et nombre de simples ouvriers souffleurs étaient nommés « gentilhomme verrier. » Il était interdit par arrêtés aux ouvriers verriers de quitter leur service sous peine de très fortes amendes. N’était pas souffleur de verre qui le voulait ! L’ouvrier souffleur n’admettait pour son apprenti qu’un fils ou descendant de verrier. On est loin du mépris avec lequel les Alchimistes traitaient de « souffleurs » leurs semblables qui pratiquaient leur art avec matérialisme.

Vers la fin du XVIIIe siècle, une seconde verrerie fut créée à Givors.

Messieurs de Bolot, originaires de Malbouhans (Haute-Saône) vinrent créer cette deuxième verrerie à Givors. Ils s’associèrent avec le fils aîné de Joseph Neuvesel. Cette verrerie se trouvait au bord du Rhône, à l’emplacement actuel de la place Port du Bief (pont de Chasse).

Outre ces deux verreries, Givors posséda , dans la première moitié du XIXe siècle, trois autres établissements qui n’eurent pas une longue existence. L’une à l’embouchure du canal (Bassin) en 1820, deux autres, entre la gare d’eau et le Gier (1837) En août 1853 une société au capital de 8 millions acheta toutes les verreries de Givors, ainsi que d’autres verreries aux alentours. A Givors on comptabilisait : Verrerie Dugas (2 fours) – Verrerie Neuvesel (4 fours) – verrerie du Canal (2 fours) - verrerie de la Gare (1 four).

La verrerie quai du Gier fut fondée en 1869 par MM. Vallin, Vellin et Lapeyre, sous la raison sociale « Vallin et Cie ».

En 1907, cette usine avait fermé, mais fut rachetée par MM. Souchaon, Momain et autres pour la fabrication mécanique de la bouteille et ont formé une nouvelle société nommée « Souchon, Momain et Cie ». Puis elle devint « Boussois, Souchon, Neuvesel » (BSN) puis enfin VMC (dont les initiales signifièrent deux choses différentes dans le temps) pour fermer en 2003 !

Alain Pelosato

Givors, le 10 avril 2016.

Pour rédiger cet article je me suis inspiré bien sûr de ma connaissance de Givors, et surtout du livre d’Étienne Abeille « Histoire de Givors » 1912. Givors1734.jpg

jeudi 25 février 2016

Le canal datait de... 1761

Givors1845web.jpg Après l'abandon du projet de canal par Barthélémy-Aléon de Valcourt en 1751, François Zacharie prit la relève et obtint l’autorisation de construire un canal entre Rive de Gier et Givors en 1761 (alors que ses ambitions étaient bien plus importantes)...

La construction du barrage de Couzon pour l'alimentation en eau du canal a consacré l'arrêt des ambitions de Zacharie, car il eût fallu créer un réservoir d'eau à Saint Etienne pour pouvoir faire la jonction entre la Loire et le Rhône.

Mais la tâche ne fut pas facile, tous les bourgs et villages riverains s’opposèrent à la construction de ce canal. La ville de Givors n'a jamais accepté le canal qui pourtant la rendait prospère! Les travaux furent interrompus en 1768 à la mort de Zacharie. C'est Guillaume son fils aîné qui prit la relève.

Les travaux furent terminés en 1780. Mais jamais la jonction ne fut faite, comme le souhaitait Zacharie, entre le fleuve Rhône et le fleuve Loire...

En 1826, le projet de chemin de fer fut adopté et la société Seguin frères, E. Biot et Cie devint concessionnaire à perpétuité du chemin de fer projeté. On retrouve encore ici, le célèbre ingénieur Marc Seguin, inventeur de la chaudière tubulaire, et aussi des pont "fil de fer" (ponts suspendus, comme le pont de Chasse, les seuls qui résistèrent aux crues dévastatrices du Rhône)...

La section Rive de Gier - Givors de la voie ferrée fut terminée en 1833. Dès lors, le canal tenta de résister à cette redoutable concurrence mais n'y parvint pas et fit faillite. En 1886, l'Etat racheta la concession perpétuelle du canal alors qu'il n'était plus utilisé depuis de nombreuses années.

Il faut savoir que ce qui fut la "Gare d'eau" servit de jonction entre le chemin de fer et le transport fluvial sur le fleuve. C'était déjà, une gare multimodale. Néanmoins, la chemin de fer, en se développant partout en France, sonna le glas du transport fluvial pendant un certain temps, jusqu'à ce que ce dernier pût utiliser, comme aujourd'hui, des bateaux de très grand gabarit. Cela fut déjà le cas avec les bateaux à vapeur rhodaniens. (Voir mon Que sais-je ? sur le Rhône)

Plan de Givors en 1845 extrait de l'ouvrage "Histoire de Givors" par Etienne Abeille (1912) Archives personnelles d'Alain Pelosato

Givors en 1808

Givors1808.jpg Givors en 1808. Le pont de Chasse n'avait pas encore été construit. On distingue bien Givors-ville en rive droite du Gier et Givors-canal en rive gauche, avec, comme son nom l'indique, le canal...

Trois ports fluviaux desservaient Givors: - le port du Bief ou des Verreries à l'emplacement du pont de Chasse, place port du Bief, bien nommée. - Le port de Givors, à l'emplacement actuel de la halte fluviale (ancienne gare d'eau) - Le port de Canal, à l'emplacement du port pétrolier... à la sortie du "bassin" qui servait de jonction entre le ,canal et le Rhône grâce à des écluses.

D'après Julien Page "Givors au XVIIe sièlce" Non daté. Archives personnelles Alain Pelosato

mercredi 24 février 2016

Les œuvres monumentales de Patrick Raynaud à Givors

Raynaud.jpgTout le monde connaît la "sculpture" intitulée "L'arc de triomphe" qui a l'air de s'effondrer juste en face du pont de Chasse, et qui a été gravement endommagée par un accident de la route. Cette oeuvre de Patrick Raynaud devait être suivie par "La Tour de la vague étoile" (voir l'image du haut ci-jointe) qui devait être installée au bout de la petite digue qui protège la halte fluviale dite de la "gare d'eau". J'avais assisté aux réunions préparatoires pour ce dernier projet avec Patrick Raynaud. D'autre part, j'ai assisté moi-même à plusieurs réunions avec l'artiste américain Matt Mullican qui avait eu commande pour une oeuvre sur l'ensemble constitué par le port pétrolier et les tours Maurice Thorez...

Une seul de ces projets donc a abouti: "L'arc de triomphe". Les deux autres ont largement dépassé les ambitions démesurées du directeur de la Maison du Rhône d'alors : Jacky Vieux.

Dans une commune aussi pauvre que Givors, il eût été indécent de dépenser autant d'argent public pour un art monumental d'avant-garde, très contesté d'ailleurs par ses habitants. Mais, que voulez-vous, souvent ce sont les ambitions des fonctionnaires qui poussent les maires à des dépenses incongrues...

Photo tirée de la brochure : "la Maison du Rhône - Patrimoine - Art contemporain" Publiée en 1988-1989. "L'arc de triomphe" de Patrick Raynaud a été installé en 1988, je crois. Archives personnelles Alain Pelosato

Givors en 1905

Givors aux environs de l'année 1980 Charles Lenthéric, auteur du livre « Le Rhône - Histoire d’un fleuve… » publié en 1905, décrit Givors ainsi :

« A quelques kilomètres en aval de Lyon, un nuage épais couvre la rive droite et annonce la présence d’une agglomération industrielle considérable. On stoppe le long d’un quai noirci par la poussière du charbon. C’est Givors. « La petite rivière du Gier est le premier affluent un peu sérieux du Rhône au-dessus de Lyon. La vallée du Gier, assez largement ouverte sur le grand fleuve, est orientée presque en droite ligne du Nord-Est au Sud-Ouest et dessert une interminable série d’établissements industriels. Verreries, fours à coke, hauts fourneaux, forges, fonderies, aciéries, sont échelonnés des deux côtés de la rivière. Un petit canal d’une vingtaine de kilomètres et qui ne compte pas moins de quarante-trois écluses, longe la rivière et sert, concurremment avec le chemin de fer, à la manutention des houilles, des minerais et de tous les produits métallurgiques du bassin. « (Le Gier) était autrefois une jolie rivière ; ce n’est plus aujourd’hui qu’un grand égout. »

Sur la photo on reconnaît à droite, aux pieds de la colline Saint Gérald, la cité des Etoiles qui vient d'être construites et, en face, à gauche, de l'autre côté du Rhône, l'usine AZF de Chasse sur Rhône et ses deux sphères de stockage d'ammoniac liquéfifié, extrêmement dangereuses. L'usine a fermé depuis.

Archives personnelles Alain Pelosato

Givors en 1763

Givors1763web.jpg Le centre-ville de Givors en 1763. On aperçoit le Merdary qui coule juste devant la deuxième église Saint Nicolas et une fosse pour recueillir à ciel ouvert les eaux usées...

La troisième église Saint Nicolas est l'actuelle dont l'entrée est située en face de la rue Alarcon.

D'après Julien Page "Givors au XVIIe siècle" (Ouvrage non daté)

Archives personnelles Alain Pelosato

mardi 23 février 2016

Les Givordins sont ici !

Les Givordins ont leur blog !

Nous y publierons l'histoire des traditions givordines au travers des documents d'archives en notre possession et d'autres aussi.

A bientôt